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Société | Naissance de l'INRAE, méga-acteur des solutions de demain

Hubert de Rochambeau, Olivier Lavialle, Alain Rousset, Philippe de Guérin, Philippe Maugin

Le 1er janvier 2020 marque la naissance de l’Institut national de Recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’Environnement (INRAE). Né de la fusion entre INRA et IRSTEA, cet institut devient le premier organisme de recherche spécialisé en agriculture, environnement et alimentation. Dans un contexte de changements climatiques, l’INRAE cherche aujourd’hui les solutions pour répondre aux problématiques de demain.

Quels sont les intérêts de cette fusion ? Selon Philippe Maugin le PDG de l’INRAE, il nécessaire de participer au développement d’une agriculture durable et bas-carbone mais aussi de proposer une alimentation saine aux populations. INRAE est né dans cette optique. En regroupant deux instituts, INRA, spécialisé dans l’agronomie et IRSTEA, institut sur l’agriculture, alimentation et l’environnement, il est possible d’apporter une réponse globale aux changements climatiques de demain. Par exemple, mieux gérer nos ressources naturelles en évaluant les risques climatiques futurs. Grâce à ces 18 centres en France autour de 14 départements de recherche, INRAE a de nouvelles cordes à son arc. Il devient la 1ère force de recherche et expertise sur l’eau en France et renforce ces études sur les sciences de l’écologie et les écosystèmes.

Cerveaux et méga-feux

L’INRAE Nouvelle-Aquitaine, c’est deux pôles à Bordeaux et Poitiers. C’est aussi, 11 000 agents pour un budget de 63 millions d’euros sur des domaines de recherches très différents. « Nutrition et cerveau » s’attelle à comprendre comment la nutrition contribue à la santé mentale. Le but étant de définir une alimentation « sur-mesure » pour améliorer les troubles mentaux des individus (Alzheimer, dépression). L’unité de recherche Biogeco s’intéresse à la gestion des forêts et par exemple à la prévention des « méga-feux » qui sévissent actuellement en Australie. C’est « trouver les espèces mieux adaptées aux changements climatiques » résume Sylvain Delzon, membre de Biogeco. Ces recherches concernent les forêts comme la vigne ou le maïs, tous touchés par les changements climatiques futurs.

Rayonnement international

INRAE s’impose donc comme une référence dans son domaine en France mais aussi à l’international.  Avec 166 projets européens pour l’année 2019 et des nombreux partenariats avec des laboratoires et réseaux de recherches internationaux. Les changements climatiques sont une affaire mondiale, il faut « revenir à la terre » souligne Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine. L’INRAE s’est doté d’un service pour faciliter l’échange de connaissances entre l’institut et les politiques, afin qu’ensemble ils puissent réaliser des actions durables et bénéfiques pour l’Humain comme pour l’environnement.

Margaux Bonfils
Margaux Bonfils

Crédit Photo : MB

Publié sur aqui.fr le 09/02/2020