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Société | Béarn: Des employés d'Enedis mobilisés pour l'impression 3D de visières de protection

Visière 3D Enedis

Depuis le début des mesures de confinement François de Abreu, salarié d’Enedis dans le Béarn en télétravail a décidé de mettre son expérience en impression 3D au service des soignants qui luttent contre le covid-19. Avec plusieurs de ses collègues et grâce aux dons de matériaux d’Enedis, il a produit à ce jour un peu plus d’un millier de visières de protection en plastiques.

Depuis le début de la crise lié au covid-19 les initiatives citoyennes pour pallier à la pénurie de moyens de protections se multiplient. Les adeptes de la couture sont sur le pied de guerre pour produire des masques en tissu, mais du côté des férus de nouvelles technologies, c’est l’impression de visière de protection en 3D qui va bon train. C’est le cas pour François de Abreu et ses collègues d’Enedis qui se sont mobilisés pour apporter des visières de protection imprimées en 3D aux soignants.

Avant d'initier ce projet, François était en fait déjà coutumier de ces techniques d’impression, « l'impression 3D je la pratiquais déjà à la maison avant le coronavirus. Quand j'ai vu qu'il y avait des pénuries de masques j'ai commencé à faire en faire avec du plastique, puis j'ai créé des ouvres portes qui ne nécessitaient plus de toucher la poigné et ensuite j'ai commencé à faire des visières ». Un projet généreux qu'il a donc démarré seul avant de proposer à ses collègues, avec l'aval de sa direction, de faire la même chose. « Chez Enedis Pyrénées Landes, on a trois imprimantes 3D, on en a une à Pau, une à Mont-de-Marsan et une à Bayonne. C'est donc naturellement qu'on s'est proposé, avec l'appui de groupe Facebook, pour participer à l'impression de supports de visières en 3D. Enedis dispose habituellement de ces imprimantes pour faire des petites pièces de rechange » explique François. 

12 000 visières produites dans le Béarn

Afin de s’organiser au mieux, François a choisi de rejoindre le groupe Facebook Maker Béarn, qui à ce jour a produit un peu plus de 12 000 visières. François a de son côté atteint les 1000 visières, mais il tient à rappeler que ces dernières ne constituent pas un substitut aux masques pour les soignants, « les visières doivent en fait venir en complément d'un masque chirurgical ou FFP2 et elles sont désinfectées avant la première utilisation. Au CHU de Pau, il y a par exemple une personne qui s'occupe tous les soirs de laver et désinfecter la totalité des visières » un protocole strict mais nécessaire afin de s’assurer de l’efficacité de ces protections. 

Clément  Bordenave
Clément Bordenave

Crédit Photo : Enedis

Publié sur aqui.fr le 27/04/2020