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Environnement | Pau: Les travaux du futur réseau de chaleur urbain ont démarré

Pose de la première pierre du réseau de chaleur de l'agglomération de Pau

En fin d'après-midi, ce vendredi 29 mai, c'est avec application que François Bayou casqué et masqué, a déposé le béton destiné à accueillir la première pierre de la centrale de production de chaleur de l'Université de Pau, sous le regard satisfait de son président Mohamed Amara. Une chaufferie dont la vocation, au-delà de la seule Université, sera d'assurer l'appoint et le secours pour les besoins de chaleur du futur réseau de chaleur urbain de l'agglomération de Pau. Un projet au coût total de 51 millions d'euros.

D'une pierre, deux coups. C'était un peu l'esprit, ce vendredi, de la cérémonie de la pose de la première pierre de la chaufferie de l'UPPA. Et pour cause, cette première pierre symbolisait aussi, le lancement des travaux du réseau de chaleur urbain de l'agglomération de Pau démarrés le 25 mai dernier.

Un mix énergétique à 75% renouvelable
Ce futur réseau de chaleur urbain, porté non seulement par la collectivité mais également par ENGIE Solutions et la Banque desTerritoires, a pour vocation de proposer aux habitants, une nouvelle offre énergétique pour le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire. Une offre complémentaire à celles des fournisseurs d'électricité et de gaz. « Nous pensons que ce réseau de chaleur va apporter des économies pour le chauffage et l'assurance d'un chauffage le plus propre possible », a ainsi rappelé François Bayrou avant de détailler le mix énergétique qui assurera la production de chaleur du réseau. « Celle-ci sera à 75% produite par des énergies renouvelables et locales », a-t-il ainsi insisté avant d'en livrer le détail.

Pour assurer les 110 Gwh annuels prévus par le projet, la première source d'énergie sera issue du traitement des déchets ménagers de l'usine d'incinération Valor Béarn de Lescar . Celle-ci représentera, en effet, 50% du mix énergétique. 25% supplémentaires viendront d'une future centrale biomasse, prochainement construite à Lons, et nourrie chaque année par 12 700 t de bois énergie. Un bois, promet-on, issu de forêts durablement gérées dans un rayon de 100 km autour de l'agglomération de Pau. Enfin les 25% restants seront fournis par le gaz, à l'image de la chaufferie du campus, afin « d'assurer un maximum de souplesse » au réseau, notamment en cas de pic hivernal ou de rupture de service, lors de maintenance notamment. Cette chaufferie du campus universitaire dispose à elle seule une puissance installée, en gaz donc, de 30 MW.

Logements collectifs, bureaux, hôpital...
Sur le calendrier des travaux, le réseau sera déployé en 4 phases, en commençant, sur 2020 et 2021, par le tronçon dit « de transport de chaleur » reliant le site de Valor Béarn, jusqu'à la chaufferie de l'UPPA en passant par celle de Lons. Viendront ensuite la pose du réseau sur les secteurs Billère – Université et Hélioparc en 2021, puis le quartier Saragosse en 2022, et enfin en 2023, le secteur du centre Hospitalier - Calicéo - Péguilhan. Au total, un réseau de chaleur de 44 km dont les travaux devraient s'achever en février 2023.
Avec cet investissement de 51 millions d'euros, soutenu par l'ADEME, la Région et l'Europe, ce sont 169 bâtiments, qu'ils soient logements collectifs, bureaux, équipements de sports et loisirs, établissements de santé ou encore établissements scolaires qui seront ainsi alimentés.

Solène Méric
Solène Méric

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 02/06/2020