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Politique | Municipales à Poitiers : le rose d'Alain Claeys ? le vert de Léonore Moncond'huy ?...

De gauche à droite, les candidats à la mairie de Poitiers, Léonore Moncond'Huy (Poitiers Collectif), Alain Claeys (liste socialiste) et Anthony Brottier (LREM).

Dernière ligne droite avant le second tour des municipales qui désignera les futurs maires des villes françaises. Une campagne inédite et particulière. Dans la Vienne, 25 communes appellent les électeurs aux urnes. Parmi elles, Poitiers, la capitale du département et de la communauté urbaine, où trois candidats s’affrontent. Le maire sortant, Alain Claeys, socialiste, en lice pour un troisième mandat. Poitiers Collectif, conduite par Léonore Moncond’huy, qui se veut démocratique, écologique, citoyenne. Et Anthony Brottier, candidat La République en marche qui parait distancé. Il ne reste plus que quelques jours avant de connaître le premier magistrat de la ville. Le scrutin paraît incertain et ouvert au vu des résultats du premier tour. Le baron socialiste va-t-il conserver son poste ? Ou la dynamique écologique peut-elle mettre fin à 43 ans de socialisme à la mairie de Poitiers ?

104 jours entre deux tours d’une élection. Une situation inédite et particulière pour ces municipales : à Poitiers la campagne a timidement repris depuis le début du mois de juin. Il est bien difficile de se prononcer sur les résultats de dimanche prochain. Trois candidats sont qualifiés pour le second tour. Alain Claeys, maire sortant, socialiste, arrivé en tête avec 28,21% des suffrages exprimés. Derrière lui, la jeune écologiste avec une liste divers gauche, Léonore Moncond’huy avec 23,89%. En troisième position, le candidat La République en marche, Anthony Brottier qui recueille 18,37% des bulletins exprimés.

Une crise inédite ; une campagne en mode pause : les candidats ont dû faire avec. « Ce qui est sûr c’est que la période entre les deux tours a fait planer beaucoup d’incertitudes. Quand je regarde aujourd’hui les sujets qui arrivent sur la table, ce sont des sujets qu’on avait déjà portés avant le 1er tour. Et finalement la crise n’a fait qu’exacerber un certain nombre de difficultés, mais qu’on avait déjà pointées du doigt autour notamment du développement économique parce que l’emploi va être l’enjeu de ces prochains mois », explique Anthony Brottier. Léonore Moncond’huy, la candidate écologiste, après avoir  suspendu sa campagne durant le confinement, a proposé une forme de débat un peu inédite. « On a été les premiers à suspendre notre campagne. L’état d’esprit des gens était ailleurs ». Après avoir laissé un moment de latence, finalement durant le confinement une idée a germé dans la tête de notre mouvement « Poitiers Collectif » pour solliciter un peu le débat. « On entendait beaucoup parler dans les médias nationaux du monde d’après… on s’est dit qu’il fallait animer cette réflexion-là sur Poitiers », indique Léonore Moncond’huy.

L’équipe a donc réfléchi autour de réunions sur les réseaux sociaux. Des événements intitulés « les lendemains collectifs ». Il y eu quatre rendez-vous. Sur diverses thématiques, telles que l’autonomie alimentaire, le travail, le numérique, la démocratie. « En même temps en interne, on a continué tout un travail de réseau, en rencontrant des commerçants, des membres de la communauté éducative et des citoyens de Poitiers ». De son côté, Alain Claeys, maire en place, a affronté une situation inédite dès le lendemain du premier tour. Pas facile de faire face à une pandémie. « Une nouvelle tâche à laquelle je ne m’attendais pas : le confinement. Le maire d’une ville comme Poitiers a eu à prendre beaucoup de décisions. Tout d’abord pour préserver la santé des habitants et aussi pour gérer les services publics de la ville ». Le maire qui souligne « la mobilisation formidable » des soignants, des travailleurs sociaux, du personnel municipal, de la communauté éducative, des maisons de quartier durant cette période. « Il y a eu une solidarité qui me réjouit, sans oublier les nombreux solidarités individuelles ». Chaque jour : une vidéoconférence avec tous les services où la presse locale était conviée. « Je souhaitais que tous les habitants soit informés de ce que nous faisions ». Aujourd’hui, il parle d’un retour sur expérience pour tirer une leçon de cette période inédite. « Si je suis élu dimanche, je vais pouvoir réactualiser notre cahier des charges dès septembre. On ne sait jamais, le virus circule même si je ne souhaite pas qu’il y ait une deuxième vague en France ».

Le retour en campagne

Avec un second tour à trois candidats plutôt ouvert, avec deux têtes de liste pour bousculer le maire en lice pour un troisième mandat à la mairie de Poitiers. Même si nous ne sommes plus qu’à quelques encablures du verdict. Ça s’agite toujours. Certains distribuent les derniers tracts dans les boîtes aux lettres. D’autres font le tour des marchés, des meetings en ligne et même en plein air ce jeudi pour la candidate de Poitiers Collectif. C’est un peu une nouvelle forme de campagne qui s’est décidée avec un maire en place qui a dû, en plus, s’occuper de la crise sanitaire du Covid-19,comme il le rappelle fréquemment. Et là aussi, ça s’est joué en virtuel. Poitiers Collectif et la liste du maire sortant ont organisé plusieurs meetings en ligne. « À l’annonce de la tenue du second tour le 28 juin, il y avait des consignes du gouvernement très prudentes ; on a souhaité les respecter : pas de porte à porte, pas de « boîtage », on a essayé d’occuper autrement l’espace public », souligne Léonore Moncond’huy. Un seul meeting en ligne présenté par un comédien qui s’est déroulé le 17 juin dernier. Et un meeting de plein air organisé ce 25 juin au parc de Blossac. « Ça nous tenait à coeur d’avoir un rassemblement physique avant le second tour. C’est vraiment important de créer des occasions d’échanges. Mais le succès ne se mesure pas forcément au nombre de personnes présentes… », reconnaît la jeune candidate - 30 ans - à la mairie de Poitiers

Pour Alain Claeys, les meetings se sont limités au débat sur les réseaux sociaux, ces 18 et 25 juin. Un jeu de questions/réponses. « J’aime bien les réunions publiques, mais j’ai considéré qu’une réunion publique n’était pas utile et pas raisonnable actuellement. Je n’en fais pas. » Lui a considéré qu’il était également important de rencontrer les acteurs de la ville « directrices et directeurs d’école, des maisons de quartier, des associations ». Également un travail de terrain, en dialoguant avec les électeurs sur les marchés des différents quartiers. « Je reviens des Couronneries, hier j’étais sur un autre marché, je suis au contact de la population. Je fais cette campagne ». Sur les marchés, il rencontre les autres candidats. « Nous y sommes aussi avec des formules pour interpeler les gens, susciter leur attention, plutôt que juste distribuer un papier », explique Léonore Moncond’huy. Les sympathisants d’Anthony Brottier, plus discrets mais renforcés par la présence du remuant député Sacha Houlié (15e sur la liste), occupent également ce terrain.

Ce dimanche 28 juin, second tour des élections municipales. Troisième mandat pour Alain Claeys ou nouveaux visages à la mairie. Verdict dans quelques jours.

La situation d'Alain Claeys inspire les médias nationaux

Les trois candidats depuis une semaine enchaînent les rendez-vous avec les médias. « Il faut multiplier ces contacts-là, confie Anthony Brottier, dans la ligne de Sacha Houlié, connu pour sa propension à rechercher micros et caméras. C’est important de donner le plus de lisibilité possible aux électeurs, tout en sachant qu’également en campagne on confronte rarement l’aspect "programmatique" entre les candidats ». Il espère que les Poitevins vont s’intéresser et se pencher plus en profondeur sur les différents programmes. Selon lui le meilleur débat et le plus équilibré fut celui de la Nouvelle République et Centre-Presse, les deux titres de la presse quotidienne à Poitiers. « Il a duré deux heures, ce qui permet de ne pas se limiter à des petites phrases et de rentrer un peu plus dans les thématiques de la campagne ». Mardi 23 juin, c’est sur France 3 Poitou-Charentes que les trois candidats ont exposé leurs points de vue, dominés par Alain Claeys en temps de parole… À tel point qu’une nouvelle invitation a été proposée à Anthony Brottier et Léonore Moncond’huy dans le 19/20 du lendemain. Les radios locales France Bleu Poitou, Pulsar, et mêmes nationales, avec le 8h de France Inter ce vendredi matin ont proposé de larges focus sur Poitiers,  preuve que la situation poitevine illustre parfaitement les incertitudes des socialistes dans ce contexte de montée en puissance des écologistes. 

Côté programme, les trois candidats mettent en avant des thématiques semblables… Pour le candidat LREM, Anthony Brottier, « Il y a trois points importants : le développement économique, la transition écologique, le volet social », résume-t-il. Pour le développement économique, il aborde le soutien des commerces de proximité « Avant la crise du Covid, il y avait 100 cellules vacantes sur 500 en centre-ville », constate le candidat. Autre enjeu, l’emploi. « On s’accorde à le dire avec Alain Claeys, sauf que lui est responsable de la situation et aujourd’hui les entreprises ont plus tendance à s’implanter à Angoulême ou Niort et ne choisissent pas Poitiers… » Pour l’écologie, il souhaite repenser le réseau de bus, développer des pistes cyclables et mettre à disposition des vélos en libre service. Sur le plan du social, il reprend les constats de son travail de terrain, notamment dans les HLM de la ville de Grand Poitiers. « On était les seuls à les pointer du doigt. L’ANCOLS (NDLR Agence nationale de contrôle du logement social), autorité de contrôle des logements sociaux résume tous les dysfonctionnements : insalubrité, plafonds qui s’effondrent, chauffages qui ne fonctionnent pas… ». Il y met aussi la vidéoprotection… « À Poitiers, pour l’instant seuls quatre lieux en disposent. Ce n’est pas assez pour protéger nos citoyens ». 

Léonore Moncond'Huy, candidat Poitiers Collectif à la mairie de Poitiers

Léonore Moncond’huy de la région à la mairie ?

La candidate Léonore Moncond’huy porte bien évidemment l’écologie très à coeur. « Nos trois piliers sont l’écologie, la justice sociale et la démocratie. Ces trois axes irrigueront notre action au sein du conseil municipal et du conseil communautaire. Il n’y aura pas de décisions économiques qui n’iront pas dans le sens de la transition écologique par exemple ». L’écologie incarne, pour elle, plus qu’un projet, une nécessité. À 30 ans, elle se veut représentante de cette génération là et cette prise de conscience. « Il faut que les politiques soient pratiquement écologiques si on veut un avenir vivable. Je ne suis pas sûre que les autres candidats portent tous les mêmes convictions chevillées au corps. » Pour elle, l’écologie est un enjeu générationnel. « Quelqu’un d’une nouvelle génération est beaucoup plus à même de ressentir les enjeux écologiques ». Puis, il y a aussi toute cette réflexion sur le monde d’après. Pour la démarche citoyenne, elle se traduit dès la création de la liste Poitiers Collectif « par des gens intéressés par la politique, mais qui s’en sentaient complètement exclus ». Depuis 2 ans, ils ont construit leur programme autour de 15 groupes de travail. « On a mis un an à construire ce projet de manière ouverte. Après le programme, on a choisi les membres de la liste. » Une méthode cadrée publique, puis on a désigné une tête de liste dans une élection sans candidat. « Notre démarche, c’est que l’ensemble des décisions soient prises de manière publique ». Sur le papier, cela fait un peu penser aux prémices de la démocratie participative. « Oui, mais ce terme est dévoyé par ce qu’on en a fait. Je n’ai pas le sens de la formule, mais nous c’est de la démocratie tout court. Une démocratie ouverte sur la ville », corrige-t-elle. Elle l'assure si elle est élue, elle démisionnera de son mandat régional. Elle fut la plus jeune conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine élue il y a 5 ans (à 25 ans seulement).

 Alain Claeys, candidat pour un troisième mandat à la mairie de Poitiers

Alain Claeys, le maire sortant, s’appuie sur ses deux précédents mandats. « Mon slogan : "Poitiers, l’avenir s’écrit à taille humaine" est plus que jamais d’actualité. Ce sont des villes comme Poitiers qui permettent dans des périodes de pandémie de prendre en mains les choses car tout est à proximité… Lorsque vous regardez les enquêtes d’opinion, les cadres, les employés, les ouvriers souhaitent quitter les métropoles pour trouver des communautés d’agglomération comme Poitiers autour des 200 000 habitants ». Parmi ces points importants, la transition écologique comme les autres candidats. « Il est impératif de réduire l’émission de CO2 et de refaire vivre la biodiversité pour tous les décideurs économiques ». Le maire sortant relie la transition écologique et la transition sociale. « Ce sont des concepts identiques. Écologie et politique sociale vont de pair et c’est dans cette optique que je travaille. La transition écologique ne doit pas être punitive mais doit profiter à tous nos concitoyens, notamment les plus démunis ». Le deuxième, l’emploi. « Je pense qu’en septembre, les licenciements et les difficultés liées à l’emploi risquent d’apparaître. Il est essentiel que nous soyons présents. Tout emploi est utile dans la période que nous traversons ». Enfin, Alain Claeys s’est ouvertement porté candidat à la présidence de Grand Poitiers. « J’ai une différence essentielle avec Léonore Moncond’huy, je suis candidat à la présidence de l’agglomération Grand Poitiers en tant que maire. Elle ne l’est pas, je pense que c’est une faute. La légitimité de ces communautés d’agglomérations, ce sont les mairies. Dans ce cadre-là, il n’est pas illégitime que le maire de Poitiers soit candidat à la présidence ». Sur ce point-là, Anthony Brottier le rejoint amplement « On ne peut pas affirmer que l’on porte le renouveau en politique et ne pas dire à quelques jours des élections qui sera président de Grand Poitiers si on est élu… » 

Anthony Brottier, candidat LREM à la mairie de Poitiers

Anthony Brottier handicapé par son étiquette LREM ?

Certaines amabilités, piques sont échangées entre les candidats. C’est un peu le petit plaisir de ce genre de campagne. Avec deux listes qui prônent le changement. Anthony Brottier a d’ailleurs reçu le 15 juin, le soutien en personne, du Premier ministre, Edouard Philippe. « J’ai toujours été clair, je suis transparent, je mets sur mon affiche de campagne LREM, contrairement au maire actuel qui ne met pas l’étiquette de son parti… » Premier tacle, côté renouvellement, il critique aussi la liste de Poitiers Collectif. « Sur notre liste, très peu de personnes ont déjà été élues. Contrairement à la liste de Léonore Moncond’huy avec les Communistes qui siègent toujours avec la majorité d’Alain Claeys à la mairie. Finalement c’est plus nous la liste de renouveau avec des gens de tous les quartiers de Poitiers ». De son côté Léonore Moncond’huy parle aussi de renouveau. « Le pari initial de Poitiers Collectif était de donner la place à une nouvelle génération politique qui soit issue des citoyens et citoyennes engagés dans la ville mais pas forcément d’un point de vue politique. Je crois qu’on l’a réussi d’un point de vue de la composition de notre liste. La très grand majorité des gens n’ont jamais eu d’expériences politiques. » 

Difficile de se prononcer pour dimanche. Mais déjà dans la presse nationale, le journal Libération du 23 juin « À Poitiers, les écolos prêts à déboulonner le baron socialiste »  et l’Obs « L’ancienne scoute écolo défie le baron socialiste ». Commentaire d'Alain Claeys : « Je n’ai pas l’âme d’un baron, mais l’âme d’un citoyen engagé tout simplement ». Puis de Léonore Moncond'huy : « C’est vraiment réduire la démarche citoyenne que de dire : on veut déboulonner le baron socialiste… Ce n’était vraiment pas l’intention du début. Ce qui rassemble notre groupe, c’est l’envie de construire quelque chose et pas de détruire  Bref une bataille qui se résume peut-être un peu trop à deux candidats qui se tiennent au premier tour à un peu plus de 600 voix… et un oubli le troisième candidat qui sera sans nul doute une variable d’ajustement et qui peut avoir des réserves de voix. On rentre dans des calculs sûrement faits en interne… mais que personne ne laisse transparaître. « Je pense que les autres candidats nous craignent. Pas moi en tant que tête de liste, mais surtout en tant que représentante d’une démarche. Poitiers Collectif est une démarche qui dépasse les partis, on a créé une identité à part entière, une identité visuelle, une communication à part entière, pour dépasser l’identité des partis. On a réussi à faire en sorte que l’identité de Poitiers Collectif soit connue des Poitevins. » explique Moncond’huy.

Le scrutin sonnera le glas de cette campagne inédite. Et donnera également le nom du prochain maire de poitiers ce dimanche 28 juin au soir. « Je suis confiant, maintenant c’est aux Poitevins de trancher », indique Alain Claeys. Anthony Brottier espère quant à lui de la réussite. « et une forte participation pour un résultat qui soit à la hauteur des espérances. L’essentiel est qu’on puisse redonner à Poitiers la place qu’elle mérite, le dynamisme qu’elle mérite, puis endiguer le déclin sur laquelle elle s’est engagée ». La candidate de Poitiers Collectif souligne : « Ce serait présomptueux  de dire que nous sommes en position de force ?  On essaye de susciter l’intérêt mais on pense que notre projet peut conduire les gens à aller voter dimanche ». En tout cas tous vont faire le tour des bureaux de vote dimanche, remercier leur nombreux assesseurs engagés. Un triple choix s’offre aux électeurs poitevins : le statu quo avec un troisième mandat pour Alain Claeys, un virage politique incarné par la défense d’un nouveau modèle démocratique avec Léonore Moncond’huy ou un nouveau visage  avec Anthony Brottier, probablement handicapé par "l’image brouillée d’En Marche".

Et dans la Vienne 

Ce sont 25 communes qui vont organiser un second tour pour les élections municipales ce dimanche 28 juin. Parmi elles, deux communes, Cherves et Berthegon, qui n’avaient aucun candidat lors du premier tour. Cinq communes font partie de Grand Poitiers. 

 

La liste des candidats 

Buxerolles : 2 listes, Ludovic Devergne (divers gauche, Buxerolles, ma ville) et Gérald Blanchard (divers droite, Buxerolles maintenant)

Latillé : 2 listes, Benoît Dupont (Vivre demain Latillé), Simon Brie (Agir pour Latillé)

Migné-Auxances : 3 listes, Jean-Marc Mazière (divers droite, Agir pour tous les Mignanxois), Jacky Chauvin (divers gauche, Ensemble, une nouvelle dynamique), Florence Jardin (divers gauche, partageons demain) 

Naintré : 3 listes, Jeff Poisson (divers gauche, Naintré, un coeur nouveau), Christian Michaud (divers gauche, Faire réussir Naintré), Christine Piaulet (union de la gauche, Ensemble pour Naintré).

Poitiers : 3 listes, Léonore Moncond’huy (divers gauche, Poitiers collectif : écologie, justice sociale, démocratie), Alain Claeys (liste socialiste, Poitiers, l'avenir s'écrit à taille humaine),  Anthony Brottier, (LREM, Anthony Brottier, ma priorité, c'est vous) 

Quinçay : 3 listes, Carole Maire (Demain Quinçay), Philippe Brault (Quinçay ensemble), José Thobie (Quinçay avenir). 

Vouneuil-sous-Biard : 3 listes, Cécile Ruy-Carpentier (divers droite, Vous avec nous pour Vouneuil), Jean-Charles Auzanneau (divers centre, Vouneuil de toutes nos forces), Joël Michelin (divers gauche, Réussir Vouneuil avec vous). 

Communes de 1 000 habitants 

Angles-sur-l'Anglin (2 sièges à pourvoir)

Antigny (1 siège à pourvoir)

Berthegon (11 sièges à pourvoir)

Bournand (1 siège à pourvoir)

Brigueil-le-Chantre (6 sièges à pourvoir)

Cherves (15 sièges à pourvoir)

Coulonges (3 sièges à pourvoir)

Cuhon (3 sièges à pourvoir)

Jouhet (1 sièges à pourvoir)

La Chapelle Moulière (15 sièges à pourvoir)

Lhommaizé (4 sièges à pourvoir)

Mairé (2 sièges à pourvoir)

Romagne (4 sièges à pourvoir)

Saint-Germain (15 sièges à pourvoir)

Saint-Laon (4 sièges à pourvoir)

Saint-Martin-l'Ars (3 sièges à pourvoir)

Saint-Pierre de Maillé (1 siège à pourvoir)

Sanxay (7 sièges à pourvoir). 

Julien Privat
Julien Privat

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 26/06/2020