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Environnement | Vélo Mago : la petite aventure de Marine et Ugo

Vélo Mago

Vélo Mago, c’est l’histoire d’un voyage à vélo pour sensibiliser à la préservation des ressources marines. C’est aussi l’histoire d’un jeune couple qui veut voyager autrement, et parcourir la Côte Atlantique du nord au sud en douze jours. Sur la route depuis vendredi 10 juillet, Marine et Ugo nous racontent cette envie de voyage engagé. C’est avec une soif de rencontres que le périple estival du jeune couple se déroule, de la Faute-sur-Mer à Saint-Jean-de-Luz…

@qui : Qui se cache derrière le projet « Vélo Mago » ?

Marine : Je m’appelle Marine, je suis étudiante en commerce à Grenoble et originaire d’Aix-en-Provence. Je souhaite travailler dans le développement durable en communication peut-être dans le domaine de l’alimentation durable. Je suis assez sportive mais je n’ai jamais fait de vélo donc c’est une grande première ! Beaucoup de membres de ma famille vivent sur la Côte Atlantique, donc je connais assez bien ces environs.

Ugo : Moi c’est Ugo, je suis le petit ami de Marine et je travaille dans l’informatique à Aix-en-Provence également. Nous allons d’ailleurs bientôt devenir bordelais car en septembre nous déménageons. Ce projet de voyage à vélo va nous permettre de mieux connaître aussi la région dans laquelle nous allons désormais vivre. De mon côté, j’aime beaucoup le vélo et j’en pratique assez souvent !

@! : Pourquoi avoir décidé de se lancer dans cette aventure ?

Marine : C’est l’idée d’Ugo ! Nous voulions prévoir des vacances en France à cause de la crise sanitaire. Il m’a alors proposé de faire la Vélodyssée (véloroute qui traverse la Bretagne et longe l'Atlantique jusqu'à la Côte basque). Au début pour moi c’était un non catégorique car je ne fais pas du tout de vélo et puis, finalement, j’ai décidé de me lancer. Après ce choix de vacances, l’idée nous est venue de se renseigner sur les actions associatives qui sont menées pour la protection des océans et nous avons voulu monter un projet où l’on pouvait récolter des fonds pour une association d’une manière originale. Le principe c’est que nous allons dormir à chaque étape chez l’habitant. Par conséquent, un budget de 50 euros par nuit est économisé. En dormant chez l’habitant, on reverse ces 50 euros directement à des associations locales qui font partie de la Fédération France Nature Environnement. C’est une manière pour nous de mettre notre temps à profit, de rencontrer des personnes et d'échanger pour voir ce qui est fait localement.

Ugo : Un autre aspect nous a attiré : voyager d’une façon plus douce. C’est aussi une façon de voir ce qu’il y a à portée de main. Il y a des infrastructures super comme la piste cyclable qui longe la Cote Atlantique qui fait 1 200 km… C’est assez génial je trouve. Et puis, nous allons passer dans des zones fragiles, où il y a beaucoup de monde l’été… C’est la corrélation de nombreux facteurs qui a fait que l’on a trouvé ce projet cohérent et intéressant. 

@! : Un voyage cela s’organise ! Comment avez vous planifié votre tour à vélo ?

Marine : On savait que nous voulions partir de Vendée car nous avons de la famille qui y vit. Et puis, c’était hors de question pour moi de faire toute la Cote ! Nous partons donc de la Faute-sur-Mer et nous allons descendre jusqu’au Pays-Basque pour rejoindre aussi de la famille. Sur certaines étapes, comme à Royan par exemple, on sait que nous avons un endroit où dormir. Ce genre de voyage est franchement assez long à organiser. Hormis la partie technique, comme trouver des vélos et préparer des affaires, nous avons dû trouver des logements chez l’habitant et nous n’avons pas encore trouvé pour toutes les étapes. Nous avons acheté une tente pour faire du bivouac aussi. Grâce à nos connaissances et à Instagram nous avons quand même réussi à avoir plusieurs logements ce qui est une bonne chose ! Cela a été plus compliqué pour trouver un toit dans Les Landes…

Ugo : Nous pensons qu’au fur et à mesure de notre voyage, nous allons faire des rencontres et que l’on va réussir à trouver des gens qui veulent bien que l’on plante notre tente dans leur jardin ou bien qui ont un bout de canapé à nous prêter pour une nuit. Globalement, cela fait presque deux mois que nous travaillons sur le sujet et il y a aussi une autre partie qui nous a demandé du travail : le contact des associations. Nous allons rencontrer des gens qui travaillent sur des projets locaux sur la protection de l’environnement. Nous avons contacté plusieurs associations qui font partie de la Fédération France Nature Environnement et donc il y a quelques endroits spécifiques où nous allons nous arrêter pour rencontrer ces gens.  

@! : Vélo Mago c’est aussi un projet avec un impact positif. Comment allez-vous contribuer aux démarches pour le developpement durable qui existent sur le territoire ?

Marine : Nous avons fait une espèce de benchmark des associations qui existent et qui ont des projets pour protéger la mer et le littoral. Nous avons choisi de nous intéresser à France Nature Environnement en particulier car il y avait beaucoup de projets locaux. C’est eux qui nous ont dirigé vers les fédérations locales puis vers les associations qui agissent dans les zones où nous allons passer. Les fonds que nous allons « récolter » pendant ce voyage seront ensuite reversés aux associations présentes dans la zone où on sera.

Ugo : C’est simple ! Tout ce que l’on ne dépense pas pendant ce voyage, nous nous engageons à le reverser. L’objectif est de récolter 400 euros. Sur notre compte Instagram, que nous allons alimenter tout au long du séjour, les personnes pourront aussi, via un lien, faire des dons et participer à l’effort.

@!: Si vous deviez résumer les grandes valeurs que votre initiative soulève, que diriez-vous ?

Marine : Je dirais le partage car nous allons rencontrer de nombreuses personnes et l’objectif premier, hormis celui de récolter des fonds, c’est aussi de sensibiliser sur ce qui peut exister localement.

Ugo : On montre aussi qu’il est possible de passer de bonnes vacances à proximité et vivre de peu. Cela nous ravira d’autant plus d’avoir rencontré ces personnes que d’avoir fait un voyage au bout du monde. Cette valeur là est essentielle pour les années qui nous attendent. Je pense qu’il faut apprendre à vivre avec un peu moins. On peut avoir autant de plaisir, si ce n’est plus, à faire des choses à côté de chez nous et avec simplicité.

@! : Le départ approche à grands pas… Que ressentez-vous avant de chevaucher vos vélos et de commencer ce grand parcours ?

Marine : Personnellement, j’ai un peu peur ! Je n’ai jamais fait de trip à vélo donc je suis très impatiente de voir les paysages, de rencontrer des gens, de vivre au jour le jour… Cela me motive énormément ! Je suis aussi impatiente de découvrir des projets locaux et de voyager « autrement ». J’ai hâte !

Ugo : Je pense que les premiers jours vont être un peu difficiles car nous allons faire environ 50km par jour. On aurait aimé plus s’entrainer mais c’était compliqué. Sinon, je suis très excité d’aller à la rencontre de toutes ces personnes que l’on ne connaît pas encore, de longer des paysages magnifiques avec une nature superbe.

Lucile Bonnin
Lucile Bonnin

Crédit Photo : Vélo Mago

Publié sur aqui.fr le 13/07/2020