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20/10/20 : Le Maire de Lormont, Jean Touzeau, et l'équipe municipale, invitent la population, ce mercredi 21 octobre à 12h, à s'associer à leurs côtés à l'hommage national rendu à Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie victime du terrorisme.

20/10/20 : Municipales :A Saint Astier, en Dordogne, l'élection municipale, remportée par la maire sortante Elisabeth Marty (DVD) avec 17 voix d’avance, a été annulée ce mardi 20 octobre par le tribunal administratif de Bordeaux.

18/10/20 : Périgueux : Près d'un millier de personnes se sont rassemblées devant l'arbre de la liberté cet après-midi en hommage à Samuel Paty enseignant assassiné à Conflans-Sainte-Honorine, pour défendre la liberté d'expression et dire non à la terreur.

16/10/20 : Le marché de Noël de Bordeaux, organisé sur les Allées de Tourny, a été annulé. D'après l'association de commerçants la Ronde des Quartiers, « les conditions sanitaires, comme une jauge à 1000 personnes rendent l'organisation trop incertaine ».

15/10/20 : Le conseil d'administration de l'agence d'urbanisme Bordeaux Aquitaine (a'urba), a élu son nouveau bureau ce 15 octobre. Succédant à Véronique Ferreira, Pierre Hurmic, maire de Bordeaux et 1er vice-président de Bordeaux Métropole a été élu président.

14/10/20 : La maire de Poitiers, Léonore Moncond'huy, a été élue le 13 octobre dernier Vice-Présidente de Cités Unies France.

14/10/20 : Des travaux sont prévus sur le pont d’Aquitaine et ses abords dans la nuit du 14 au 15 et du 15 au 16/10. Ils engendrent la fermeture, dans les deux sens de circulation sur la section de la rocade A630 comprise entre les échangeurs 2 et 4.

13/10/20 : La Préfecture de Gironde a décidé de lever les mesures de restrictions d'eau sur l'ensemble du Département. « Les récents épisodes de pluie ont permis d'améliorer significativement le débit des cours d'eau », ajoute la Préfecture.

07/10/20 : Charente-Maritime : la commune de Saint-Pierre d'Oléron est lauréate pour être un centre de préparation des Jeux olympiques 2024 dans six disciplines: handball, badminton, judo, taekwondo, taekwondo para-olympique et BMX Race.

06/10/20 : La foire aux livres de Brive, qui devait se tenir les 6,7 et 8 novembre sous une forme réduite, n'aura finalement pas lieu cette année, a annoncé la mairie ce mardi. La prochaine édition est programmée les 5,6 et 7 novembre 2021.

06/10/20 : Charente-Maritime : à l'aéroport de La Rochelle, la ligne La Rochelle – Lyon est, depuis hier, de nouveau desservie 2 fois par jour les lundis et vendredis, au départ de La Rochelle à 6h00 et 17h10.

05/10/20 : L'Arena Futuroscope et le CREPS de Poitiers ont été retenus par le Comité d'Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 pour pour devenir Centre de Préparation aux Jeux pour des équipes de basket-ball, hand-ball et volley-ball.

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  • 20/10/20 | Covid: le préfet des Pyrénées-Atlantiques resserre les boulons

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    Devant l'évolution de l'épidémie dans les PA, le préfet Eric Spitz a annoncé de nouvelles mesures Dès jeudi : • Les bars fermeront à 22h00 dans l’ensemble du département. Les restaurants pourront donc rester ouverts après 22 h, mais devront cesser leur activité de bar (en dehors d’un repas) après 22h00. l’heure de fermeture des restaurants est fixée à 23h30. Dans les restaurants et les bars, les personnes accueillies devront désormais renseigner sur un registre leurs noms et prénoms ainsi que des informations permettant de les contacter.

  • 20/10/20 | Hervé de Talthouët-Roy, nouveau président du département des Deux-Sèvres

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    Ce 19 octobre 2020, Hervé de Talthouët-Roy a été élu par les conseillers départementaux nouveau président des Deux-Sèvres. Seul candidat pour succéder à Gilbert Favreau, élu sénateur des Deux-Sèvres le 27 septembre dernier, l'élu du canton de La Gâtine a recueilli 22 voix sur 34 votants (11 blancs et 1 nul). Conseiller départemental depuis 1994, l'élu sera un président de transition. Il n'envisage pas de se représenter aux élections départementales prévues normalement en mars 2021.

  • 20/10/20 | Pau rend hommage à Samuel Paty mercredi

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    La Mairie de Pau organise mercredi 21 octobre à 19h, devant l'Hôtel de Ville, un hommage en mémoire de Samuel Paty, enseignant d’histoire-géographie, assassiné. L’hommage national rendu au même moment à la Sorbonne sera retransmis sur un écran géant. En conséquence, dès 18h30 et jusqu’à la fin de la cérémonie, l’accès au centre-ville par l’ouest sera dévié depuis la Place Gramont par la Place de Verdun. Les voitures venant de l’est pourront emprunter le boulevard des Pyrénées et descendre via la rue Bordenave d’Abère. Le stationnement sera interdit rue Henri IV, entre Adoue et Place Royale entre 17h30 et 21h00.

  • 20/10/20 | Charente-Maritime : appel à candidature pour 11 carrelets

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    La préfecture lance l’attribution prochaine de 11 emplacements de pontons de pêche au carrelet, répartis sur les communes de Marsilly, Saint-Laurent-de-la-Prée, Fouras, Saint-Nazaire-sur-Charente, Saint-Palais-sur-Mer et Saint-Pierre-d’Oléron. Les fiches descriptives des emplacements et la procédure de candidature seront affichées pendant un mois, du vendredi 16 octobre au mercredi 18 novembre inclus, dans les mairies concernées et téléchargeables sur le site internet de la préfecture.

  • 20/10/20 | Charente-Maritime : une journée pour devenir "aidant du numérique"

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    Le Département 17, l'agglo et la Ville de La Rochelle, SOLURIS, Net SOLIDAIRE et HUBIK organisent un évènement "Numérique En Commun[s]" jeudi 22 et vendredi 23 octobre, à la Maison du département à La Rochelle. Objectif : mobiliser les acteurs de la médiation numérique du territoire (professionnels ou non) et garantir la qualité de leur accompagnement. Ce NEC Atlantique s'adresse à ceux qui sont déjà aidants numériques, ou souhaitent le devenir. Contact: numeriqueinclusif@charente-maritime.fr

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Economie | Que se cache t-il vraiment derrière le sigle ESS aujourd'hui ?

15/06/2020 | Timothée Duverger, maître de conférences associé à Sciences Po Bordeaux, revient sur la place de l'Economie Sociale et Solidaire dans la société actuelle.

Timothée Duverger

La crise systémique liée au Covid-19 a mis un coup de projecteur sur de nombreuses structures appartenant à l’Economie Sociale et Solidaire. La résurgence de ce modèle économique alternatif pousse à s’interroger sur la spécificité de l’ESS qui tend à occuper une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne de chaque citoyen. Mais pour pouvoir identifier l’ESS au sein d’un territoire, il faut comprendre sa nature et ses objectifs. Timothée Duverger, maître de conférences associé à Sciences Po Bordeaux et spécialisé en Economie Sociale et Solidaire, offre des explications sur la place de l’ESS aujourd’hui. Interview.

@qui ! : Qui êtes-vous et quelle place a l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) dans votre vie professionnelle ?

Timothée Duverger : Je suis maître de conférences associé à Sciences Po Bordeaux où je suis responsable du master Economie Sociale et Solidaire et Innovation Sociale (ESSIS). J’ai réalisé ma thèse de doctorat sur l’histoire de l’Economie Sociale et Solidaire dans sa période contemporaine, des années 60 à nos jours. J’ai connu des responsables de l’ESS pendant mes études car au départ je travaillais sur les questions d’écologie politique. Pour moi, c’est un sujet intéressant car cela présente des actions concrètes qui permettent d’avancer sur des solutions dans le domaine socio-économique. C’est une manière de démocratiser la société, c’est à dire de poser autrement la question d’un engagement politique au sens de société, qui passe aussi dans un engagement dans le champ socioéconomique.

@! : Vous enseignez à Sciences Po Bordeaux dans un des rares masters en France qui comporte l’intitulé « ESS » : comment forme t-on des étudiants à cette discipline et quels sont les débouchés ?

T.D. : Une offre de formation s’est développée sur l’Economie Sociale et Solidaire dans les années 2000. Il existe un réseau qui se développe de plus en plus : le Réseau Interuniversitaire de l'Economie Sociale et Solidaire. Dans le cas de Sciences Po Bordeaux, c’est Robert Lafore qui a transformé en 2012 le master dédié aux politiques sociales en un master sur l’ESS, considérant que la plupart des étudiants ne souhaitaient pas forcément faire une carrière administrative. Les élèves reçoivent des enseignements en ingénierie de projets, c’est-à-dire qu’ils sont formés pour créer des projets en ESS sur les territoires. Des professionnels interviennent aussi pour les former dans des domaines variés : management, évaluation d’impact, innovation sociale, enjeux du numérique, etc. Il y a trois types de débouchés. D’abord, les étudiants peuvent se retourner vers des systèmes d’accompagnement de l’ESS comme dans une Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire (CRESS), dans une agence d’innovation sociale, dans la finance solidaire, etc. D’autres développent un projet eux-mêmes en créant une entreprise ou en rejoignant une petite structure où ils vont pouvoir développer un projet. Enfin, d’autres étudiants vont vers des entreprises plus structurées pour développer des projets de RSE ou de gestion de la vie démocratique de l’entreprise dans des banques, mutuelles ou entreprises de transition énergétique.

" L'ESS a su répondre aux problématiques de la crise sanitaire "

@! : L’ESS est donc un domaine très riche avec des activités variées et des champs d'action différents. Mais comment peut-on définir l’Economie Sociale et Solidaire en quelques mots ?

T.D. : Selon la loi de 2014 portée par Benoît Hamon, c’est « un mode d’entreprendre et de développement ». L’Economie Sociale et Solidaire croise tous les secteurs d’activités et est ancrée dans le quotidien. Les personnes peuvent avoir des banques coopératives, manger des produits de coopératives agricoles, habiter un logement construit avec l’aide de coopératives dans le domaine de la construction, trier leurs déchets ou récupérer des choses dans une ressourcerie… Il y a une foule d’initiatives qui touchent plusieurs secteurs d’activité. La particularité de l’ESS réside dans sa manière d’aborder l’économie en générale. C’est un ensemble de finalités et de règles qui sont de l’ordre de trois. La première est son but non lucratif : l’objectif n’est pas de faire du profit que l’on distribue à des actionnaires. La lucrativité est soit nulle, soit limitée. Le deuxième pilier est la question de la gestion démocratique et participative. La part de détention du capital ne donne pas un poids particulier dans une gouvernance d’entreprise. Enfin, le troisième pilier aborde la question de l’utilité sociale, c’est à dire la contribution sociale et écologique de l’organisation à la société. C’est une vocation d’intérêt général pour des structures socio-économiques autres que l’Etat. C’est un mode d’entreprendre qui se veut différent.

@! : Quels sont désormais les grands enjeux de l’Economie Sociale et Solidaire ?

T.D. : Il y a deux types de défis. Le premier est de savoir comment cette économie peut se placer sur les défis de la société et quelle est son utilité sociale. Il y a de nouvelles conquêtes du côté de la transition écologique, de la transition numérique, des nouvelles protections liées aux mutations du travail ou aux mutations socio-démographiques. La principale question est de savoir comment l’Economie Sociale et Solidaire manage ces grandes transitions. Le deuxième enjeu central est de répondre à cette question : comment préserver les spécificités du modèle de l’Economie Sociale et Solidaire ? Car, l’ESS est confrontée à une tension très forte qui est sa banalisation. Ses modes de fonctionnement se détériorent et se rapprochent progressivement d’entreprises plus classiques. Par exemple, les directives solvabilité ou les directives concurrence au niveau européen modifient sensiblement les mutuelles. Elles deviennent de grandes machines financières et sont obligées à la concentration. Il y a eu une mise en concurrence avec les assurances par exemple et cela estompe les principes d’un modèle économique différent. Le cadre institutionnel doit être plus favorable à la coopération plutôt qu’à la compétition.

@! : Est-ce que l’ESS va être utile selon vous pour sortir de la crise économique provoquée par le Covid-19 ?

T.D. : L’Economie Sociale et Solidaire est très engagée sur les territoires. Elle va s’appuyer sur les ressources d’un territoire, c’est à dire sur les besoins et aspirations des habitants ainsi que sur l’ensemble des structures qui sont en interaction, et elle va développer des projets pour une mise en relation de ces acteurs. Dès lors, dans le contexte actuel, avec l’idée d’un tournant local pour plus de résilience face à la crise, l’Economie Sociale et Solidaire peut apporter des réponses. La question des circuits courts est également très présente notamment par rapport à la fourniture alimentaire. Les emplois d’utilité sociale comme les services d’aide à domicile ont été aussi décisifs dans cette crise pour tenir. Donc l’ESS a su répondre aux problématiques de la crise sanitaire et est aussi porteuse d’un projet sur la question des transitions. C’est une économie post-croissance, qui ne recherche plus la croissance sans s’interroger sur sa finalité, mais au contraire vise une économie du bien-être, soutenable, qui puisse s’organiser sur les territoires.

" 10% des emplois et 6 à 7% du PIB "

@! : L’ESS semble être particulièrement développée à Bordeaux. Avez-vous en tête des exemples bordelais de structures ou d’activités qui s’inscrivent dans cette mouvance ?

T.D. : Il y en a énormément. Bordeaux est notamment un vivier associatif important. Il y en a une en particulier que je trouve intéressante, qui s’appelle « Vivre Avec ». Cette association propose de l’habitat intergénérationnel. Deux situations ont énormément été abordées pendant la crise : celle des personnes âgées et celle des jeunes isolés. Cette association propose de la cohabitation intergénérationnelle. Si une personne âgée dispose d’un espace assez grand pour accueillir, elle pourra compter sur une présence humaine à ses côtés. C’est un exemple d’une initiative de l’Economie Sociale et Solidaire qui peut se développer. C’est une micro initiative parmi tant d’autres et la foule de ces initiatives fait masse. C’est très difficile à mesurer. En France, l’ESS représente 10% des emplois et représente 6 à 7% du PIB. Or, l’ESS ne se mesure pas en termes de croissance économique et dans ces chiffres on ne prend pas en compte les 13 millions de bénévoles dans le pays.

@! : L’ESS représente des milliers d’entreprises très diverses dans leurs réalités, pourtant ce n’est pas encore le modèle de référence. Cette économie est-elle destinée à être un modèle alternatif ?

T.D. : « L’ESS est la norme souhaitable de l’économie de demain », comme l’affirme ESS France, la Chambre française de l'économie sociale et solidaire. Mais l’idée n’est pas forcément que l’Economie Sociale et Solidaire devienne le modèle général. On a besoin aussi d’autres modes d’entreprendre. Mais c’est un modèle qui gagnerait à se développer car cela permettrait tout simplement de ré-encastrer l’économie dans la société. Cela permettrait aussi de renverser les finalités et de s’intéresser à une économie qui servirait avant tout la société.  Il y a des déviances par rapport au système économique dominant, comme les nombreuses initiatives ESS à Bordeaux par exemple, et cela nous pousse à nous poser une question : avec la crise systémique que nous vivons, ces « déviances » vont-elles devenir les tendances de demain ? Il peut y avoir un renversement de valeurs suffisant pour permettre de développer des initiatives mais le débat reste ouvert. Après le premier plan de relance économique, on a pu voir que les aides ne se sont pas préoccupées des finalités de bien-être. Les orientations politiques restent un champ de conflits et de controverses donc cela supposera à l’avenir des engagements et des rapports de force. 

Lucile Bonnin
Par Lucile Bonnin

Crédit Photo : RB

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